Quiconque est incapable de vivre dans la société des hommes ou n’en éprouve nullement le besoin est une bête ou un dieu.

Red Dwarf
25 mai, 2007, 0:42
Classé dans : Série

Après le Disque-Monde, voici donc la seconde étape de notre voyage dans les méandres enfiévrées de l’humour anglais, avec une sitcom diffusée sur la BBC entre 1988 et 1999 et sobrement intitulée Red Dwarf. Alors, préparez-vous bien car « it’s cold outside – No kind of atmosphere…« 

groupe.jpg

Le Red Dwarf est ainsi un gigantesque vaisseau spatial (rouge, bien sûr) à bord duquel vivent et travaillent Rimmer et Lister, deux personnages antagonistes et donc complémentaires. Un jour, parce qu’il a fait illégalement monter à bord un chat, Lister est condamné à être placé en phase de stase cryogénique jusqu’au retour sur la Terre. Malheureusement pour lui (et heureusement pour nous), un accident survient lors de son sommeil et tout l’équipage meurt, le laissant errer seul dans l’espace. Lorsqu’il se réveillera, 3 millions d’années plus tard, ce sera donc pour découvrir le vaisseau (presque) vide… et le fait qu’il est le dernier représentant de la race humaine dans tout l’univers !

Parce qu’une sitcom fonctionne principalement grâce à ses personnages (et les dialogues) (et les situations) (et les… merde !), voici une petite présentation des principaux membres du Red Dwarf :

piclister.jpg

Dave Lister (Craig Charles)

Lister est le feignant par excellence, le mec cool en toutes occasions. Il est un peu le pendant anglais du Big Lebowski, le goût immodéré pour les plats au curry et la bière en plus. Sa particularité ? Il ne se lave pas. Et ne respecte presque rien (surtout pas Rimmer !). On peut donc dire de lui que, en tant que dernier représentant de l’espèce humaine, il assure vraiment le minimum syndical…

picrimmer.jpg

Arnold Rimmer (Chris Barrie)

L’exact opposé de Lister. Rimmer est un peine-cul, carriériste acharné mais condamné à la nullité la plus crasse. C’est le genre d’homme à penser que, si l’on respecte les règles à la lettre, on ne peut que réussir. Le fait qu’il soit mort et « vit » désormais en tant qu’hologramme n’a rien changé à cela, bien au contraire. Particulièrement imbu de lui-même, il se voit comme une sorte de Napoléon du futur.

piccat.jpg

The Cat (Danny John-Jules)

Véritable obsédé sexuel, à la démarche dansante et très attaché à son apparence, Cat est en fait le dernier descendant de la chatte qui valut à Lister son sommeil cryogénique (elle survécut aux émanations chimiques en vivant dans des conduits d’aération). Eh oui ! dans 3 millions d’années, les chats nous ressemblerons ! Et s’il conserve quelques uns des réflexes de sa race, comme marquer ses possessions de ses phéromones (en spray), il adore aussi les miroirs, la seule chose en mesure de lui offrir un interlocuteur au moins aussi beau que lui.

holly.jpg

Holly (Norman Lovett)

Holly est l’ordinateur de bord du Red Dwarf, le seul en mesure de le piloter ou de ne pas se prendre les pieds dans un tapis (c’est juste une tête sur un écran). Doté d’un Q.I. de 6000 (c’est lui qui le dit), il est d’un naturel facétieux que certains pourraient prendre pour de l’idiotie. Et ils auraient tort… peut-être. Vous savez, avec les machines… « Fun » fact : dans les saisons 3 à 6, ce rôle est tenu par une femme, Hattie Hayridge.

pickryten.jpg

Kryten (Robert Llewellyn)

Rassurez-vous, on ne nous a pas menti : dans le futur, il y aura des robots ! Et même s’ils ne sont pas aussi stylés que ceux de I, Robot, ils feront bien mieux le repassage ! Apparu dès la saison 1 mais intégré à l’équipe à partir de la troisième, Kryten est le prototype de l’androïde que ses programmes empêchent de vivre comme un humain : il ne peut pas mentir, il ne peut pas tricher, il ne peut pas voler… Condamné aux tâches ménagères, il a une sensibilité relativement féminine et manque régulièrement de courage. Ou de présence d’esprit.

groupeshift.jpg  groupesong.jpg  listerrimmer.jpg

Là où le format « sketch » d’Objectif Nul l’empêchait de réellement parodier la science-fiction, Red Dwarf évite donc brillamment cet écueil en adoptant la forme d’une sitcom. Ainsi, sur les 26 minutes de chaque épisode, un « thème » classique de ce genre (le voyage dans le temps, la réalité virtuelle, les trous de vers,…) est traité et a le temps d’être poussé, souvent de façon inattendue, dans ses retranchements scientifiques. Un peu comme si Stephen Hawking, entre deux bouquins sur la physique quantique, se mettait à l’humour. Et le meilleur, c’est que c’est drôle !

Pure série de geeks par excellence (les clins d’oeil aux fleurons de la S.F. sont nombreux), Red Dwarf réussit le pari d’envoyer la sitcom en orbite et de la laisser s’y démerder, profitant des atouts de la science-fiction (avouez que c’est quand même plus bandant que des friends qui sont voisins de palier) pour sublimer les qualités de ce format (caractérisation des personnages, rythme soutenu, réalisation « simplifiée » pour laisser la place aux vannes,…). Et quand, en plus, on mélange le tout avec une énorme poignée d’humour absurde à l’anglaise, on obtient tout simplement un must du genre.

« Let me fly – Far away from here / Fun, fun, fun – In the Sun, Sun, Sun«  

listerbike.jpg

Quelques vidéos, histoire que vous vous fassiez un avis :

Image de prévisualisation YouTube

le générique de début (saison 4)

Image de prévisualisation YouTube

un extrait en vost

Image de prévisualisation YouTube

Pour le plaisir, voici Ace Rimmer, l’alter-ego héroïque de Rimmer vivant dans un univers parallèle


Un commentaire
Laisser un commentaire

  1. pitouwh

    bon, bah salut !

    Dernière publication sur The Geek Show : Critique ciné : Santa & Cie



Laisser un commentaire

Videooo |
Les Carnets de Diogene |
kungfu |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | UNICOM 122.800
| brendalablog
| tranches de vie