Quiconque est incapable de vivre dans la société des hommes ou n’en éprouve nullement le besoin est une bête ou un dieu.

Tricératops Horizon Original par Chris Darga
27 janvier, 2008, 13:22
Classé dans : Maquette et kits résine

Tricératops Horizon Original – Chris Darga

 

logohorizontricratops.jpg

 

Avec sa collection Jurassic Park, Horizon pensait sûrement avoir créé la quintessence du dinosaure en modèle réduit.Les sculptures de Chris Darga leur ont sûrement donné des remords et ils n’ont pas eu d’autre choix que de produire une nouvelle série, encore plus appréciable que la précédente.

 

 

Les maquettes provenant de la collection Horizon Original Jurassic Park, sorties tout droit des modèles utilisés pour la réalisation des films, ressemblent plus à un outil de travail : une maquette pour aider les infographistes à modeler leur dinosaure en 3D, sage, très détaillée et symétrique : ce sont des maquettes prêtes pour être scannées au laser en vue d’une modélisation informatique.

 

 

 

Non, je ne renie pas ce cher Stan Winston, qui comptabilise plus de réussites, et incidemment d’oscars, que « n’importe quel » prestigieux réalisateur, mais les dinosaures de Chris Darga en plus d’être incroyablement détaillés, sont saisis dans le feu de l’action, et ça, ça apporte un réalisme époustouflant à ces chères bestioles disparues, qui hantent aujourd’hui notre imaginaire.

Cet article vous montrera comment j’ai réalisé ma maquette du Tricératops de la collection Horizon Original – Dinosaurs by Chris Darga.

Préparation

Pour commencer il faut déballer les pièces des sachets plastiques contenus dans la boîte. Une belle grosse boîte bleue soit dit en passant.

boiboite.jpg

La maquette est composée de 19 pièces. Les plus petites étant les cornes qui iront sur les mâchoires du dinosaure, la plus grosse étant son buste, énorme, suivi de près par son arrière train.

vuedensemble.jpg profiltete.jpg

Cela fait peu de pièces, peu de collage donc, mais ne vous y trompez pas, les pièces sont grandes et les coller vous donnera du fil à retordre. Mais vous n’en espériez pas moins.

 

/!\ Certaines pièces, comme les cornes ou les pieds, peuvent être confondues (coté droit ou gauche). Un petit R pour right ou L pour left est gravé dans le vinyle directement sous chaque pièce. Avant de séparer la pièce de son support je reporte cette information au stylo dessus.

 

Je commence par nettoyer chaque pièce de l’excédant de plastique résiduaire au moulage. Je chauffe un peu la pièce avec un chauffage d’appoint, ce qui la ramollit, et coupe avec un bon cutter le plastique. Chauffé, celui-ci se coupe très facilement.

 

Une fois nettoyées, je peux assembler les différentes parties entre elles. L’idéal serait de commencer par les plus grosses parties (avant et arrière-train) mais celles-ci sont tellement déformées, et je suis tellement impatient, que je finis par tout coller sauf celles-là. Coller l’avant et l’arrière train ensemble me demandera beaucoup de patience, de cycles de chauffage-formage-refroidissement et surtout l’aide d’une tierce personne (un geek fera l’affaire, un grand merci à lui).

 

Je colle tout ça à la super glue, qui est bien plus pratique à utiliser qu’une colle plastique : elle sèche plus vite et une petite quantité suffit. Pour boucher les trous qui restent, et qui sont importants, j’utilise une résine époxy bicomposée (type Milliput) que je sculpte après à l’aide d’outil basiques : couteau, mine de crayon etc.

triceratopshorizongauche.jpg coutricratopsgris.jpg triceratopshorizondroit.jpg

/!\ La résine époxy est toxique : bien se laver les mains ainsi que ses outils après utilisation. Si vous la poncez, surtout mettez un masque sous peine de vous ruiner définitivement la santé.

 

Une fois entièrement montée, la maquette impressionne : 72 cm de long, 25 de large et 25 de haut.

 

La peinture

 

Les différentes parties collées et la maquette admirée sous moult angles différents nous pouvons passer à la peinture, autrement dit, à la colorisation aléatoire et subjective de la bête.

 

Car comme chacun ne le sais pas, on ne connaît pas la couleur des dinosaures, on ne sait d’ailleurs pas toujours si leur peau était recouverte d’écailles, de rien, de plumes, de callosités ou de nodules. Tout juste on peut penser que la collerette osseuse du tricératops était vivement colorée pour attirer les femelles. Ou peut-être avaient-ils des taches en forme d’yeux à l’instar de certaines chenilles pour effrayer les prédateurs (oui un dinosaure c’est bête).

 

Dans le doute, je décide de peindre le dinosaure de façon consensuelle, dans les tons froids. Alors au début je voulais reproduire la robe du faon. Non pas que je suis fan de Bambi mais j’aime cette robe sobre et originale pour un dinosaure. Au fur et à mesure je me rends malheureusement compte que cela sera trop difficile pour moi, bref voilà comment j’ai procédé.

 

Première étape : la sous-couche. Je répartis donc, en hommage à la Suisse, une couche de peinture grise, et donc neutre, sur toute la surface de la maquette, sans oublier l’intérieur de la gueule. J’utilise une peinture acrylique qui sèche bien merci, et surtout qui adhère au plastique sous-jacent.

tricratopsprofil2.jpg

Deuxième étape : une belle couche de peinture marron sur l’ensemble de la maquette. Cette couleur me servira de base.

tricratopsprofilmarron.jpg

Troisième étape : du marron plus foncé en haut et dans les creux de la collerette, une couleur « chair bronzée » sous l’animal et sur les pattes.

triceratopsetapeinterm2.jpg

Quatrième étape : brossage à sec avec du blanc sur toute la partie inférieure de l’animal, reste au creux des rides et autres plis de la peau la couleur chair bronzée. J’applique avant sur cette même surface une encre acrylique qui va pénétrer dans ces plis pour donner un beau contraste et souligner le relief de la peau du dinosaure.

 

triceratopsetapeinterm1.jpg

Cinquième étape : finitions : Ongles, cornes, yeux et gueule.

camouflagedurift.jpg

Je peins les creux des cornes avec du noir dilué : la couleur pénètre ainsi au cœur des plis sans marquer les reliefs. Je les éclaircie plus ou moins avec un brossage à sec avec du blanc pur. Enfin je souligne ces creux avec un coup de pinceau d’encre aquarelle ocre.

 

Pour les yeux : 3 couches de blancs (il faut bien ça pour masquer la couleur sombre en dessous). Un gros point noir pour la pupille avec un petit point blanc en dedans, cela pour donner de la profondeur au regard. Une astuce pour marquer ces points qui nécessitent de la précision : trempez le bout de votre pinceau (côté où il n’y a pas de poils) dans la peinture et appliquez le délicatement là où vous voulez un beau point bien rond.

triceratopsoeil.jpg pattetricratops.jpg

La gueule est peinte avec précaution et du rouge sang, sur lequel j’applique un lavis noir : l’hygiène dentaire des dinosaures n’étant pas parfaite. Un éclaircissement orangé sur les arrêtes est de bon aloi, même si l’intérieur de la gueule est difficile d’accès.

 

Enfin, pour terminer cette maquette je passe un vernis mat sur toute sa surface, exceptés les yeux et l’intérieur de la gueule qui reçoivent une couche de vernis brillant.

 

La maquette est finie, il ne me reste plus qu’à lui confectionner un socle digne de ce nom et à la montrer à tous les passants qui auront le malheur de croiser mon regard d’apprenti modéliste.

 

Je rappelle les dimensions de la bête : 72 cm de long, 25 de large et 25 de haut.

 

 

 

Place aux photos et à vos commentaires bienvenus !

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4 commentaires
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  1. pitouwh

    C’est vraiment une très jolie bestiole, mes félicitations !

    Par contre, d’où est-ce que tu tiens que les dinosaures n’avaient pas une bonne hygiène dentaire ? Tu dis ça parce qu’ils n’avaient pas de brosse à dents ? Eh bah c’est mesquin ! Sache qu’un dino comme le tricératops est un herbivore et qu’en tant que tel, il consomme beaucoup de plantes dont nombre d’entre elles contiennent du fluor (pour laver) et de la chlorophyle (pour sentir bon). Oui, tout ce qu’il y a dans ton dentifrice !

    Et appelle-moi quand tu te décideras à sortir ton troupeau de dinos pour les montrer aux passants, parce que ça risque d’être vachement intéressant (quiconque a vu Jurassic Park saura pourquoi : les dinosaures finissent toujours par agresser l’Homme !).

    Dernière publication sur The Geek Show : Critique ciné : Blade Runner 2049

  2. mabataille

    Merci bien, en plus il serait encore à l’état de bout de plasique informe sans ton intervention.

    Bon en fait je pensais pas les sortir mais plutôt les montrer en photo… non mais t’as vu la taille des bestiaux aussi, pas facile à transporter tout ça !

    …et pour le plaisir de te contredire : la chlorophylle ne sent pas en fait, on nous ment car c’est de la menthe qui donne du gout et ce magnifique parfum au chewing-gum par exemple… et puis tu t’imagines la marmotte comment elle fait pour extraire la chorophylle de la feuille ?!

  3. pitouwh

    En l’écrasant à l’aide de petits cailloux au-dessus d’un récipient quelconque ?

    Dernière publication sur The Geek Show : Critique ciné : Blade Runner 2049

  4. leeloofrommilly

    c’est vraiment un bon boulot, peinture niquel avec un super rendu…
    félicitations!



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