Quiconque est incapable de vivre dans la société des hommes ou n’en éprouve nullement le besoin est une bête ou un dieu.

Test Dante’s Inferno – PS3
27 février, 2010, 16:35
Classé dans : Divers

La Divine Comédie de Dante Alighieri a inspiré 7 siècles d’artistes en tous genres jusqu’aux développeurs californiens de Visceral Games, déjà auteurs du célèbre Dead Space.

 

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Les remparts de Dité, encore plus beaux « in game »

Vous connaissez la divine Comédie, ce poème épique divisé en 3 parties : l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis. Son auteur Dante en est aussi le héros : il part à la recherche de sa défunte épouse à travers les 3 royaumes emblématiques du catholicisme. Dante s’est fait un malin plaisir à mêler différentes mythologies jusqu’à des personnages de son époque pour enrichir son œuvre. Ici comme dans l’original, Dante traverse l’Enfer accompagné du fantôme de Virgile, qui connaît bien les lieux pour y avoir séjourné en tant que non-baptisé.

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À dos de Charon

Les développeurs affiliés à Electronic Arts s’en sont pris au premier volume, de loin le plus emblématique. Le jeu prend la forme d’un Beat’em all, empruntant jusqu’au plagiat toutes les recettes aux rois du genre. On retrouve ainsi les combos, les angles de caméra forcés sans oublier le double saut.

 

Heureusement l’univers se démarque assez, merci Dante, merci Wayne Barlowe, pour proposer une expérience unique. On traverse ainsi les 9 cercles de l’Enfer de haut en bas comme il se doit, à la recherche de la pauvre Béatrice, kidnappée telle une Peach sans défense par Lucifer en personne ! Dante aura à sa disposition la faux de la Mort et la croix de feu sa femme, faisant office d’arme de jet un peu cheatée puisqu’elle sera utilisable sans délai dans des combos dévastatrices. En plus de ces armes utilisables dès le début de l’aventure, 4 sorts glanés dans sa descente épauleront le poète.

 

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Phlégyas est trop beau

 

Dante’s Inferno propose au joueur 2 axes de spécialisation. Comme dans tout bon Beat’em all on passera notre temps à tuer avec style, mais ici, on choisira entre l’absolution ou la damnation de nos victimes. Les choix moraux déchirants (pas pour Dante bien sûr) que l’on fera permettront au héros de s’améliorer dans l’un ou l’autre arbre de spécialisation  sacré ou impie. Les améliorations des jauges (de vie, de magie, de furie) se retrouvent dans les deux arbres, ce sont surtout les combos qui différeront, un peu comme dans un Infamous infernal.

 

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Cerbère comme jamais

Les éléments de tout Beat’em all qui se respecte sont présents, leurs soucis d’angles de caméras inquiétants (« y’a un trou là ou pas ? ») et de boss super ardus aussi. Heureusement les checkpoint sont là. Une dizaine d’heures de jeu suffiront à châtier Lucifer et sauver la béate Béatrice. Heureusement quelques bonus viendront engager le joueur à renfourner la galette dans sa console : mode de jeu, costume, niveau de difficulté et sur PS3 les fameux trophées. Le jeu compte aussi sur ses bonus cachés pour nous y attarder : reliques à équiper, pièces de Judas, morceaux de crucifix. Le jeu a le bon goût (si si) dans ses options de proposer la biographie de Dante, des personnages rencontrés au cours de l’aventure consultable à volonté. La difficulté peut être aussi modulée à chaque instant…

 

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Phlégyas acceptera t-il de se faire marcher dessus ?

 

Adapté de la Divine Comédie, la force du jeu réside bien sûr dans ses environnements et son bestiaire, du trouffion de base au Titan mythologique. Si vous connaissez la Divine Comédie, vous retrouverez non seulement les environnements, interprétés avec talent mais aussi les grandes figures comme Minos, Cléopâtre, Phlégyas, ou encore les contemporains de Dante Alighieri que celui-ci s’était amusé à introduire dans les différents cercles infernaux, généralement en mauvaise posture !

Personnellement je suis fan des environnements : beaucoup sont à couper le souffle et dégagent l’ambiance que j’espérais trouver dans un jeu sur l’Enfer de la Divine Comédie. Certains passages épiques de l’œuvre originale sont présents et réussis. La technique suit : pas de ralentissement, des temps de chargement inexistants, c’est du bon boulot.

On regrettera quand même la présence furtive de certains cercles, presque inexistants, alors que les transitions d’un étage à l’autre sont aussi léchées. La musique du jeu accompagne agréablement le pauvre Dante, qui a tout juste le charisme d’un creux de genou, et cela même s’il aura l’audace de mettre un râteau à Cléopâtre.

 

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T’as le look bigot

Le design du jeu est particulier c’est un fait. Certains ennemis, dont les boss n’ont pas à rougir, mais le costume du héros hante encore mes nuits, même si je me dis que si je devais aller affronter Lucifer dans son royaume, me coudre une croix de Jérusalem à même le torse ne pourrait être qu’une bonne idée. Rien de déméritant pour la thématique du jeu au final, au contraire. Merci M. Barlowe.

Les +

Décors

Bestiaire

Combos

Ambiance générale

 

Les -

Certains cercles survolés

 Trop court

 Quelques angles de caméra gênants

 Héros mièvre

 

Références :

 

Site officiel du jeu Dante’s Inferno

 

Site officiel de Wayne Barlowe

 

Interview english de Wayne Barlowe sur sa participation au jeu

 


2 commentaires
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  1. pitouwh

    Hé bah dis-donc, tu l’auras vite plié celui-là ! L’éternelle question étant « est-ce qu’on a vraiment envie d’y revenir une fois fini ? », parce que les bonus c’est bien joli mais le plaisir de jeu suffit-il à pallier au manque de découverte lorsqu’on le recommence ? Dans le principe, le beat’em all s’y prête bien mais avec les quelques galères de caméra…

    Dernière publication sur The Geek Show : Critique ciné : Wonder Woman

  2. mabataille

    Oui 10 heures ça va vite, surtout quand ça s’enchaîne bien !
    J’y retournerai pour refaire le jeu côté gentil : j’ai damné tous les gars que j’ai croisé et j’ai bien envie d’y retourner pour développer l’arbre « sacré » en absolvant (ce n’est pas sale) les petits pécheurs. Du coup le fait que le jeu soit court m’y encourage en un sens.
    Les angles de caméra gênants se comptent sur les doigts d’une main et, au pire, les checkpoints aidant, on n’enrage que quelques secondes sur les dix heures de jeu… c’est tolérable mais on se demande comment on peut laisser passer ça vu que tous ces angles ont bien été définis par quelqu’un : quelqu’un qui mérite d’être plongé illico dans la poix bouillante !



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