Quiconque est incapable de vivre dans la société des hommes ou n’en éprouve nullement le besoin est une bête ou un dieu.

Homo Disparitus – Alan Weisman
22 février, 2008, 0:24
Classé dans : Lecture

 

 

Homo Disparitus (The world without us)

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Edition Flammarion //// ISBN : 978-2-0812-0493-5 //// 397 pages. 19,90 euros

 

 

Admettons que le pire soit arrivé. Imaginons un monde dont nous aurions tous soudain disparu. Et voyons ce qu’il reste…

La nature reprendrait-elle ses droits ? Combien faudrait-il d’années au climat pour retrouver son niveau d’avant ?… Ces questions, et beaucoup d’autres – des plus sérieuses aux plus saugrenues -, sont celles que le journaliste Alan Weisman, plusieurs fois primé pour ses reportages (The New York Times Magazine, The Atlantic Monthly, Discover), nous invite à explorer. Parcourant les cinq continents, convoquant de nombreux experts – climatologues, botanistes, spécialistes de l’écologie, architectes, géographes… -, il nous offre ici un passionnant reportage – où la réalité dépasse la (science) fiction.

Ce livre a la couverture d’un livre de science-fiction, en a le titre et le quatrième de couverture mais n’en est pas un… en tout cas, pas tout à fait.

Alors oui ça parle de l’homme et de sa disparition, mais seulement quelques lignes, juste assez pour souligner que la façon dont il a disparu n’est guère importante (ici je perds les fanatiques de science-fiction mais ce n’est pas grave, je les retrouverai en fin d’article).

Ce dont le livre va traiter, c’est d’écologie (je perds ici les entrepreneurs aux dents longues, ceux-ci ne doivent pas revenir), de biologie, d’anthropologie et tant qu’à faire, pétrochimie (non ne revenez pas !), architecture ou paléontologie…

 

Un vaste fourre-tout cet essai ! Alors, qui trop embrasse mal étreint ? Moyen en tout, bon à rien ?

Je ne sais pas.

Je ne suis ni paléontologue, encore moins pétrochimiste… mais admettons que tout ce qui est écrit dans ces pages est plausible et que, surtout, ce soit vrai.

Imaginons un monde sans homme, où le métro de New-York serait noyé en 2 jours. Imaginons que l’ouvrage démentiel qu’est le canal de Panama disparaisse en 2 ans, tout comme les poux et les cafards. Imaginons le chat domestique, retourné à l’état sauvage, comme le super prédateur de la biosphère. Imaginons enfin que dans 4 milliards d’années, la seule trace de l’existence d’homo sapiens sur Terre est l’une de ses créations les plus toxique : l’uranium 238.

A partir de là on peut simplement dire que cet ouvrage est intéressant, plénier (exhaustif ?) et pour le moins intimidant : la vingtaine de pages consacrée au plastique fait l’effet d’une douche froide. Les références à Tchernobyl ou Varosha glacent le sang ; tandis que l’on reste nostalgique et abattu à l’énumération – et devant les illustrations – des espèces disparues, pardon, exterminées par nos soins. Les théories sur nos restes, notre empreinte sur ce monde sont toutes plus intéressantes les unes que les autres, expliquées comme jamais néophyte ne l’a encore vu.

C’est la grande force de cet ouvrage que de lier les récits des spécialistes du moment et de les rendre intelligibles. Pour vous donner un ordre d’idée sur l’ampleur du travail journalistique d’Alan Weisman, la fin du livre se compose de 12 pages de remerciements, 21 pages de « bibliographie sélective » et d’un index très précieux.

Cela pourrait ne rien vouloir dire, ce genre de statistiques. Pourtant elles expriment toute la complexité du monde qui nous entoure et que nous avons façonné comme des enfants ignares et bien sûr la gageure qu’a relevé Alan Weisman quand un jour on l’appela pour lui demander : « Que se passerait-il si les humains disparaissaient absolument partout ? ».

 

En bonus voici l’illustration de la couverture dans un format honorable (illustration François Baranger – copyright Flammarion)

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A noter : le livre acheté sur le site de la Fnac a son propre marque-page, sympathique, mais qui spoile beaucoup trop le livre pour que je vous le mette en miniature ci-après (vous êtes prévenus).

(à venir)



« I am Legend » de l’écrit à l’écran
13 juin, 2007, 17:15
Classé dans : Film,Lecture

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Quoi !?! Encore un film avec Will Smith ? Décidemment on pourrait croire que je suis fan de ce type. Bon c’est pas tout à fait faux, il faut dire que depuis le Prince de Bel Air le monsieur s’est soigneusement construit une légende.

Dans son prochain film, une légende, il en sera une, forcémenent, car il incarnera Robert Neville : dernier survivant de l’humanité et accessoirement vétéran de la guerre de Panama, rien que ça.

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Le roman de Richard Matheson « I am Legend » est l’histoire d’un forcené, barricadé chez lui, harcelé par ses voisins devenus vampires. La nuit il subit leurs assauts contre sa maison : les cris de son voisin, les ombres qui rôdent et les provocations lubriques des femmes. Le jour, il ère dans la ville déserte, brûle des cadavres, cultive ses gousses d’ail et pille la bibliothèque dans le but, peut-être, de percer le secret de la contamination. Une routine éreintante pour un homme seul qui noye son chagrin dans l’alcool et ses self-made calembours plein de résignation.

Alors quand on voit la bande annonce on se dit que le film n’aura pas grand chose à voir avec le roman : Holywood a grossi le trait, tout est plus gros, plus haut : les pistolets sont des mitrailleuses, les maisons des immeubles, le bâtard devient un beau berger allemand… mais on a l’habitude. L’esprit sera-t’il le même ? La fin originale (et pas vraiment heureuse) du roman sera t’elle préservée ? Rien n’est moins sûr, c’est pour cela qu’il faudra attendre le mois de « December » pour connaître la réponse.

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En attendant, voici la bande annonce :

en qualité digne de ce nom (grandement conseillé) ici
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« Les Robots » de l’écrit à l’écran
11 juin, 2007, 16:25
Classé dans : Film,Lecture

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Je vais parler ici de la relation qui existe entre « Les Robots » qui est un recueil de nouvelles d’Isaac Asimov et « I Robot », film d’Alex Proyas sorti au cinéma en 2004.

 

En voyant Will Smith en couverture de « I Robot » vous vous dîtes sûrement qu’il s’agit du roman tiré du film, et bien pas du tout. En fait le recueil de nouvelles publié en 1978 par maître Asimov et qui s’appelait « Les Robots », s’appelle depuis 2004 (et donc depuis la sorti du film) : « I Robot ». C’est réducteur et incontestablement la marque d’un opportunisme commercial mais c’est la réalité. Heureusement, nous, la réalité on s’en tape la coquille, ce qui nous intéresse c’est la science-fiction !

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30 ans de parutions chez J’ai Lu

Les nouvelles sont d’abord parues dans les magazines Super Science Stories et Astounding Science Fiction dans les années 1940. Bien que ces nouvelles puissent se lire isolément, elles partagent le thème de l’interaction des humains, des robots et de la moralité ; combinées, elles offrent une vision plus importante de l’histoire fictionnelle de la robotique d’Asimov. L’auteur avait originellement titré sa collection l’Esprit et l’Acier (Mind and Iron), et avait soulevé une objection quand l’éditeur en avait changé le titre.

Les nouvelles n’étaient au départ pas liées. Pour les relier entre elles dans un recueil, Asimov eut l’idée d’ajouter un personnage, un journaliste interviewant en l’an 2057 une personnalité centrale de l’histoire des robots : le Docteur Susan Calvin, chef robopsychologue (!!!) de l’U.S. Robots and Mechanical Men, Inc. (USRMM), un fabricant majeur de robots. Entre chaque nouvelle une petite introduction met en scène ce journaliste demandant au Dr Calvin de revenir sur les éléments importants de sa carrière et de raconter au travers d’anecdote l’histoire de la plus formidable des machines : le robot positronique.

 

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Le Dr Susan Calvin en 2035 dans le film I Robot

L’US Robots est le leader mondial de la robotique et détenteur du brevet du cerveau positronique, ce mécanisme d’une complexité formidable et dont les flux donnent naissance à une personnalité.

Des robots dotés d’un cerveau positronique ont ce luxe ultime : une âme. Alors au départ, il s’agit plus ou moins d’une âme d’enfant. Les 3 règles de la robotique sont gravées dans leur cerveau et constituent la base de leur réflexion. Pas un seul robot ne peut être fabriqué sans que ces 3 règles ne soient gravées en lui (quoique…Le Petit Robot perdu).

Pour rappel les 3 lois de la robotique sont :

-> 1ère loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.

-> 2ème loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la première loi.

-> 3ème loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’est pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi.

Les 3 lois sont une constante dans l’univers d’Asimov mais leur application est sujette à interprétation et c’est cette interprétation que vont en faire les robots qui vont provoquer des résultats innatendus, et au final l’énorme Cycle des Robots.

Après, si vous voulez les faire travailler la physique quantique il suffira d’entrer dans leur cerveau les données nécessaires à cette réflexion et ces robots deviendront des spécialistes loin au-delà des capacités humaines. Mais au départ, les robots sont loin d’avoir ces formidables capacités, pour preuve la première des 9 nouvelles : Robbie. Robbie est un robot nounou, son fonctionnement basique repose uniquement sur les trois lois. Il est dépourvu de parole mais pas de tendresse à l’égard de Gloria, la petite fille dont il prend soin.

 

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Robbie le robot nounou et Gloria Weston

Concernant les capacités physiques, là aucun problème : avant même que le premier cerveau positronique soit né, il existait déjà des robots à la force titanesque et rapides comme l’éclair.

Dans les années 1970, la Warner Brothers a acheté les droits pour en faire un film basé sur les nouvelles, mais aucun projet n’a jamais été accepté. La tentative la plus notable était celle de Harlan Ellison, qui avait collaboré avec Asimov lui-même pour créer une version qui capture l’esprit de l’original. Asimov est cité pour avoir dit que ce script conduirait au « premier film de science-fiction vraiment adulte, complexe, et digne d’intérêt jamais fait. » Cependant, le film n’a jamais été réalisé, le script a seulement été publié dans le livre I, Robot : Le script illustré (I, Robot: The Illustrated Screenplay) en 1994. Bien qu’acclamé par les critiques, ce scénario est généralement considéré comme impossible à réaliser avec les technologies et les budgets moyens de film d’alors.

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Ce n’est que très récemment qu’un film du même nom basé plus ou moins sur les nouvelles d’Asimov, avec Will Smith au premier rôle, est commercialisé par la Twentieth Century Fox depuis le 16 juillet 2004 aux États-Unis. Bien qu’elle en reprenne le titre, l’intrigue du film réalisé par Alex Proyas est assez éloignée du scénario écrit par Harlan Ellison et Isaac Asimov en 1978.

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Chicago, en 2035, les robots sont pleinement intégrés dans la vie quotidienne. L’officier de police Del Spooner ne croit pas au suicide d’Alfred Lanning, qui est un des pères fondateurs de la robotique. Il tient donc à découvrir le meurtrier, et ses premiers soupçons se tournent vers un robot nommé Sonny…

 

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Les NS-4 et 5 de « I Robot » sont l’évolution des NS et NS-2 de « Les Robots »

Le film a été fortement critiqué par les fans de l’œuvre d’Asimov du fait de ses trop grands écarts par rapport à l’original.

En effet, alors que l’oeuvre d’Asimov présente les robots comme inoffensifs mais sujet à de lourds préjugés, le film les présentent comme largement acceptés dans la société mais en définitive traitres et dangereux. De même le personnage de Susan Calvin est méconnaissable à l’écran, sa personnalité étant diamétralement opposée au personnage que décrit Asimov.

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Heureusement en plus d’être un excellent film d’action, I Robot reprend avec bonheur des problèmes rencontrés dans les nouvelles d’Asimov : comment un robot peut se retourner contre son maître (Raison)? Comment peut-il mentir (Menteur)? Comment reconnaître un robot qui se cache parmi d’autres robots identiques (Le Petit Robot Perdu)?

Le tout est servi dans un bel écrin holywoodien avec des effets spéciaux époustouflants et des acteurs talentueux (Will Smith, James Cromwell ou Alan Tudyk).

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Sonny, Dr Susan Calvin, Dr Albert Lanning et Détective Spooner

Les budgets et technologies modernes comme l’incrustation et la motion capture permettent au réalisateur de donner vie à un Chicago du futur crédible, avec son traffic, ses robots et ses constructions futuristes.

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Alan Tudyk joue le rôle de Sonny, vue de Chicago futuriste

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Pour plus d’informations sur le film, voir les bonus de l’édition collector en DVD / Wikipédia / http://perso.orange.fr/monot.jc/divers/accueil.htm / http://www.imdb.com/

Vidéos :

Bande annonce en VO :

Image de prévisualisation YouTube

Making Of : Part 1 , Part 2

A suivre bientôt, un article sur le Cycle des Robots …



Prescription à l’usage des honnêtes gens désirant ne pas le rester
22 mai, 2007, 4:47
Classé dans : Lecture

Un ancien employeur très pédagogue me soufflait un jour qu’il y avait statistiquement 2% de la population française qui était malhonnête. Ca laisse 98% de personnes qui n’osent passer à l’acte et franchir cette barrière confuse entre l’honnêteté et la vilenie.

Faute de quoi ? D’audace, d’ambition ? Non, le fait est que 98% des gens ne sont pas informés sur les mille et une façons de profiter de son prochain, de le manipuler pour lui faire retourner sa veste en sa faveur et, le cas échéant, l’immobiliser en 2 coups secs pour la lui arracher. 

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Il existe des remèdes, car des précurseurs ont laissé derrière eux des trésors d’ingéniosité pour parer à l’imprévu en la matière. Maîtres de guerre, courtisan, politicien et philosophe arrivent à la rescousse des honnêtes gens en mal de mal.

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Oh certes la prescription n’est pas des plus chauvines, car après tout les français sont trop vertueux pour avoir su diagnostiquer la roublardise, ils se sont contentés de l’appliquer dans les cours royales ou lors de trocs de vases à la grande braderie de Soissons et encore, c’étaient des actes singuliers digne de l’amateurisme qui caractérise les civilisations humanistes.

Le siècle des lumières aura un temps éclipsé ceux de la subversion et de l’immoralité. C’est pour cela qu’il faut lever ce tabou, ce dernier rempart à la liberté inhérente à l’espèce humaine : celle de faire moultes conneries invraisemblables sans discontinuité, avec incohérence, mais surtout avec un peu de ce je ne sais quoi qui touche parfois au génie, parfois au plus délicieux des crétinismes.

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C’est pour cela que notre sélection est internationale et s’étale sur 2000 ans. On commence tout de suite par : 

Sun Tzu L’Art de la Guerre

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Mesdames et messieurs, la quintessence de la sagesse sur la conduite de la guerre. 500 ans avant Jésus Christ ce maître de guerre avait déjà tout compris. Défense, manœuvre, attaque autant qu’intendance, organisation ou psychologie : ce traité sur l’art de la guerre est dense et d’une exceptionnelle modernité. Le clou du spectacle, le gros lot, c’est de gagner la guerre sans avoir eu à sortir l’épée du fourreau grâce à un faisceau de manigances (espionnage, alliance, pots de vin, démoralisation etc). Un ouvrage de référence contenant les bases de tout raisonnement stratégique. 

 

Nicholas de Machiavel Le Prince

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L’Italie de Nicholas est un pays décomposé, gangrené par des guerres permanentes. Les condottieres dégainent plus vite que leur ombre et il est temps pour les Médicis de s’affirmer et trancher dans le vif. Nicholas, avenant, veut aider et se décide à écrire un concentré de vilenie, un substrat de crapulerie à l’intention des descendants des Médicis. L’objet de ce traité est d’exposer l’art et la manière de gouverner en jouant habilement des sentiments populaires au moyen d’une politique dénuée de scrupules, faite de calculs rusés, démagogiques et souvent perfides. Un livre qui aurait pu être sous-titré : “Charles Pasqua, ma vie, ma bataille“.

 

Baltasar Gracian L’Homme de Cour ou L’art de la Prudence

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Palace, ton univers impitoyable. Dur dur d’être un jésuite dans l’Espagne tatillonne du 17ème siècle. 300 maximes vous guideront pas à pas pour faire bonne figure dans la bonne société, ou plutôt, pour faire faire à la bonne société les basses besognes qui vous ennuient. Traité soigné et précis des mécanismes de domination de l’homme sur l’homme, c’est le livre de chevet de bon nombres de mécréants (incluant les hommes politiques). 

 

Arthur Schopenhauer L’art d’avoir toujours raison

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Avoir tort vous fatigue et vous discrédite auprès de vos interlocuteurs. Ce n’est pas une situation facile, il faut réagir et les persuader qu’ils se trompent honteusement. Ici vous apprendrez de manière savante et rébarbative en 38 leçons comment user de votre mauvaise foi au mieux pour détourner les conversations, déformer concepts et  idées. Au pire si ça ne marche pas, vous pourrez toujours invoquer l’ultime ficelle qui est aussi la plus savoureuse : devenir grossier et violent.

 

Vous êtes maintenant prêts à appliquer avec ruse les préceptes de ces conseillers en communication des temps anciens pour votre plus grand bien (toute considération pour votre prochain est ici fortuite).

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Issac Asimov – Le Cycle de la Fondation
9 mai, 2007, 15:27
Classé dans : Lecture

Isaac Asimov est la figure emblématique de la science-fiction. Né en 1920 et mort en 1992, il laisse derrière lui 2 cycles cultes : les Robots et Fondation.

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Le cycle des Robots a déjà fait l’objet d’adaptations cinématographiques plus ou moins heureuses avec des films comme I-Robot ou L’Homme Bicentenaire. Loin des robots tueurs de Terminator, les robots d’Asimov sont soumis aux trois règles élémentaires de la robotique qui interdisent à tous de maltraiter l’homme. De la fiction à la réalité il n’y a qu’un pas et ces fameuses règles de la robotique sont aujourd’hui reprises par Toyota.

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Asimo, Robin Williams est l’Homme Bicentennaire et will Smith dans I.Robot

Au cours du cycle des Robots qui comprend 10 tomes, ces règles apparaîtront comme incomplètes et les intrigues d’Asimov, avec le génie qui les caractérise, en exploreront les rouages et les défauts au plus près de personnages emblématiques dans des intrigues policières à travers la galaxie. Le cycle des Robots est composé de telle manière, qu’il se termine en introduisant le cycle de la Fondation et c’est celui là même que je vais vous présenter dans cet article, alors accrochez vos ceintures : on part pour l’an 13 000 !

13ème millénaire, l’humanité a colonisé la galaxie et l’Empire Galactique est à son apogée. La capitale Trantor est une incroyable ville enfouie dans des cavernes d’acier dont la population ne s’aventure guère à la surface, une ville de 40 milliards d’âmes qui recouvre la planète entière.

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Au cœur de cette cité titanesque un scientifique, Hari Seldon, travail depuis des années à une science prédictive capable de théoriser le futur de l’homme. Cette science il l’appellera la psychohistoire et ses premiers résultats ne sont guère engageants : l’empire galactique est condamné à péricliter dans les 500 années à venir. S’en suivra une période de barbarie absolue, où science et culture auront disparu, une ère qui plongera l’humanité dans les ténèbres pendant 30 000 ans.

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Hari Seldon est déjà vieux et à la limite, tout cela ne le concerne pas. Mais en tant qu’humaniste il ne peut se résoudre à abandonner l’humanité au chaos. Il travaillera donc à l’élaboration de 2 fondations, 2 îlots de savoir qu’il établira de part et d’autre de la galaxie. Leur rôle : consigner avant sa chute, toutes les connaissances de l’humanité et ainsi créer « l’ Encyclopedia Galactica ». Après la chute de l’empire, l’humanité trouverait dans cette encyclopédie un terreau pour recréer une civilisation et ainsi réduire la période de barbarie de 30 000 ans à seulement 1000 ans.

Point de départ scénaristique génial, Asimov nous engage dans une aventure formidable ou l’avenir de l’homme est sur le fil du rasoir à chaque instant. Une aventure faite d’imprévus et d’intentions cachées, rythmées par les apparitions holographiques du bienveillant Hari Seldon et les déboires des fondateurs à travers l’incroyable diversité de la galaxie et de ses planètes, car si la psychohistoire est efficace sur un grand nombre de personnes, elle ne sait prédire les micro événements, par exemple la naissance d’un être mutant.

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La voie lactée: terrain de jeu des fondateurs

Asimov a créé un monde vivant gigantesque, dont la chronique s’étend sur un millénaire. Géopolitique, diplomatie, avancées militaires et scientifiques : l’univers de la fondation est riche. Riche aussi de ses personnages charismatiques qui écriront leur avenir au milieu des troubles de l’empire décadent et des nouveaux rapports de force qui se sont créés. Leurs interactions et questionnements sont la clé de voûte dans ces romans, peu de place à la description ou à la narration. Non, ici Asimov  nous place au cœur du récit, des questions morales qui régissent un avenir crédible pour l’Homme, au cœur des inquiétudes de petits êtres perdus dans l’immensité de l’espace.

Il est impossible de présenter l’ensemble du cycle sans révéler tous ses retournements de situations qui font de la Fondation une œuvre extraordinaire. Reste à vous donc de les découvrir au cours des 7 romans dont voici la chronologie.

 LE CYCLE DE LA FONDATION

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-1)     Prélude à la Fondation

0)      L’Aube de Fondation 

1)      Fondation

2)      Fondation et Empire

3)      Seconde Fondation

4)      Fondation Foudroyée

5)      Terre et Fondation

/!\ Le prélude et l’aube ont été écrits après le dernier tome du cycle, ils introduisent le personnage d’Hari Seldon et de ses travaux sur la psychohistoire. Je vous conseille de commencer par Fondation plutôt que par ces préquelles.


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