Quiconque est incapable de vivre dans la société des hommes ou n’en éprouve nullement le besoin est une bête ou un dieu.

Le Clan des Otori
9 mai, 2007, 13:34
Classé dans : Lecture

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Le clan des Otori est une saga en 4 volumes sur le japon médieval de L’écrivain Lian Hearn. Les 3 premiers volumes racontent l’histoire de Tomasu, habitant d’un petit village de montagne qui devient Takeo Otori après sa rencontre avec sire Shigeru Otori.

Bien évidement Takeo n’est pas un adolescent ordinaire, il vient d’un groupe de familles un peu spécial, apellé « la Tribu ». Ses membres possèdent pour la plupart des capacités qui leur permettent d’exercer les métiers de l’ombre (espionnage , assassinats, prêteur sur gage , traffics en tous genres etc …). La tribu est une société stricte et cruelle mais en devenant le fils adoptif de sire Shigeru , Takeo devient un samouraï, dont la conduite est dictée par le bushido.

Du fait de cette dualité, takeo est un personnage tourmenté dans une position complexe, mais celle-ci se complexifie encore quand il rencontre la jeune dame Kaede Shirakawa …



Le Disque-Monde
8 mai, 2007, 18:28
Classé dans : Lecture

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A travers le temps, à travers l’espace, une tortue sans âge et de la taille d’un soleil, la grande A’Tuin, erre apparemment sans but. Sur son dos reposent quatre éléphants colossaux, eux-mêmes supports de l’objet le plus étrange qui soit dans la galaxie, dans toutes les dimensions inimaginables : une pizza. Une pizza remplie de vie, de légendes, d’aventure, de magie et avec un orang-outan. Une pizza appelée le Disque-Monde

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Tout commence en 1983 lorsqu’un anglais ayant abandonné le bon sens pour le génie, Terry Pratchett, publie La Huitième Couleur, le premier tome d’une longue série (une trentaine à ce jour). Utilisant un ton décalé rappelant le meilleur des Monty Pythons, l’auteur révolutionne immédiatement le monde de l’héroïc fantasy en dynamitant ses codes de l’intérieur, en se posant comme une parodie intelligente et à mourir de rire de livres comme Le Seigneur des anneaux. Ici, les elfes sont des êtres prétentieux et imbuvables, les mages des vieillards lâches et ripailleurs, les bibliothécaires des primates bagarreurs… Et c’est là où ça commence à devenir bon.   

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Ainsi, la véritable force de ces Annales du Disque-Monde est l’humour omniprésent, omnipotent et diurétique, mais pas seulement. Il faut aussi compter sur la galerie de personnages cultes et attachants qu’elles nous offre, que l’on a toujours plaisir à retrouver. Comment résister, en effet, à ce fameux bibliothécaire qui ne s’exprime que par un « ook » faisant à chaque fois mouche ? Ou bien à Planteur « J’Me Tranche La Gorge » et sa quête désespérée de l’argent facile, rarement fructueuse ? Le capitaine Vimaire et son guet de bras cassés ? Mémé Ciredutemps ? La Mort, en cape et en os ? Sans oublier Rincevent, le mage le plus nul de cet univers et de ceux où son existence est concevable, personnage emblématique de la série pour qui la peur est un art de vivre ? 

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Plus encore, c’est l’incroyable cohérence du monde de Pratchett, sa démesure, qui nous pousse à vouloir toujours un nouveau roman. Car ce sera l’occasion d’explorer encore davantage en profondeur cet univers fascinant avec ses contrées, ses climats, ses cultures, ses villes,… Prenons Ankh-Morpok, la ville la plus importante du Disque-Monde et donc la plus représentative, dans le bon (culture, art, commerce) comme le mauvais (meurtre, vol, complot, saleté, pauvreté, dragon cracheur de feu et vie citadine). On retrouve dans cette cité, pêle-mêle, l’Université de l’Invisible – l’école de magie où Harry Potter aurait eu le droit de fumer la pipe et de picoler – et sa Tour de l’Art; le système des guildes qui permet, par exemple, de réguler les vols en les limitant à un certain nombre par habitant; l’Ankh, fleuve tellement boueux et rempli d’immondices que la dernière noyade accidentelle remonte à plusieurs dizaines d’années, à l’époque où l’on ne pouvait pas marcher sur le fleuve; le Quartier des Ombres, où il ne fait pas bon se promener à la nuit tombée à moins que l’on ait soi-même l’intention de rapiner et que l’on soit bien-armé;… Oui, on a l’impression de vivre dans ces endroits lorsque l’on lit, on a l’impression de les avoir toujours connu. Et oui, sincèrement, la vie dans le Disque-Monde a l’air sympa… pour peu qu’on aime se battre et qu’on ne craigne pas les malédictions ou autres forces cosmiques. 

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Une dernière chose quant à la réussite de cette série : les histoires, qui s’inspirent bien souvent d’éléments de notre propre culture. On assiste donc, au gré des livres, à la naissance du cinéma, de la presse, les centres commerciaux sont les prémisces de la fin du monde,… Au travers des Annales, Terry Pratchett parodie ainsi l’heroïc fantasy mais aussi notre monde, par le prisme de la couleur octarine (la huitième couleur de l’arc-en-ciel, celle chargée en magie). Ce qui tend à rendre le Disque-Monde plus vivant, plus proche de nous. Et donc d’autant plus drôle.

En définitive, si vous lisez un roman du Disque-Monde et que vous n’appréciez pas, un seul conseil : retournez à l’école apprendre à lire, parce qu’il doit y avoir un problème quelque part.

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Un petit lien sympa sur le Disque-Monde

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